Moi, humoriste

Je m’essaie à l’humour depuis maintenant presque 4 ans, aventure que je relate d’ailleurs ICI. Je joue actuellement mon spectacle C’était mieux maintenant tous les samedis à 21h30 au théâtre La Petite Loge

Affiche

Tous mes passages en plateau sont indiqués sur mes pages Facebook et Instagram. Je fais également partie depuis octobre 2018 de la troupe du Laugh Steady Crew créée par le metteur en scène Thierno Thioune.

« Parmi les cinq spectacles de Stand-Up à ne manquer sous aucun prétexte », d’après Télérama ou encore Konbini. Toutes les informations sont disponibles sur les pages Facebook et Instagram de la troupe.

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Au fait, c’est quoi le rire ?

Selon Wikipedia, le rire est un réflexe qui se manifeste par un enchaînement de petites expirations saccadées accompagné d’une vocalisation inarticulée plus ou moins bruyante. Toujours selon la même source, l’humour est au sens large une forme d’esprit railleuse qui s’attache à souligner le caractère comique, ridicule, absurde ou insolite de certains aspects de la réalité. Pour finir, le stand-up est, encore et toujours selon la même source, un genre comique où un humoriste seul, sans décor, sans accessoire, brise le quatrième mur en prenant l’auditoire à témoin des histoires qui lui sont arrivées. Vulgarisé, cela donne des gens qui racontent des trucs drôles, mais ça c’est de moi.

Si vous avez bien suivi, on en déduit que le rire est la conséquence de l’humour dont le stand-up est un sous-genre. Parfait, mais on fait quoi avec ça ? Excellente question. Et qui d’autre que Romain Gary pour homogénéiser tout cela de manière un peu poétique ? Dans « La promesse de l’aube », il écrit les lignes suivantes :

"L’humour a été pour moi, tout le long du chemin, un fraternel compagnonnage ; je lui dois mes seuls instants véritables de triomphe sur l’adversité. Personne n’est jamais parvenu à m’arracher cette arme, et je la retourne volontiers contre moi-même, qu’à travers le « je » et le « moi », c’est à notre condition profonde que j’en ai. L’humour est une déclaration de dignité, une affirmation de la supériorité de l’homme sur ce qui lui arrive. Certains de mes « amis »,  qui en sont totalement dépourvus, s’attristent de me voir, dans mes écrits, dans mes propos, tourner contre moi-même cette arme essentielle ; ils parlent, ces renseignés, de masochisme, de haine de soi-même, ou même, lorsque je mêle à ces jeux libérateurs ceux qui me sont proches, d’exhibitionnisme et de muflerie. Je les plains. La réalité est que « je » n’existe pas, que le « moi » n’est jamais visé, mais seulement franchi, lorsque je tourne contre lui mon arme préférée ; c’est à la situation humaine que je m’en prends, à travers toutes ses incarnations éphémères, c’est à une condition qui nous fut imposée de l’extérieur, à une loi qui nous fut dictée par des forces obscures comme une quelconque loi de Nuremberg. Dans les rapports humains, ce malentendu fut pour moi une source constante de solitude, car, rien ne vous isole plus que de tendre la main fraternelle de l’humour à ceux qui, à cet égard, sont plus manchots que pingouins".